Analyse de la semaine: Les 6 dures vérités des entraînements

Le succès, dans la vie, dans le sport, ou dans l’entraînement, se résume à la bonne implémentation des bases. Et cette implémentation est souvent sous-estimée car l’humain veut le résultat immédiat, quitte à zapper des étapes primordiales. Le plus important, c’est le mindset. Quelque soit le domaine applicable, l’état d’esprit, la motivation, la détermination sont englobés dans le critère numéro un de la réussite; personne – ou presque – n’a réussi en n’y croyant pas.

Dès lors, voici 6 dures vérités, que l’on pourra ultérieurement considérer comme conseils, qui sont essientielles ! Bien que personne ne veut y croire, il faut absolument les respecter et les suivre ! Dans le cadre de l’article, on se focalisera sur le sport, principalement le MMA, bien que ces conseils puissent être applicables dans la vie de tous les jours. Alors, pendant que les autres chercheront des solutions magiques au travers de compléments alimentaires, d’une diététique poussée, ou d’une nouvelle manière incroyable de s’entraîner, vous vous concentrerez à 100% sur ces 6 concepts simples et vous verrez un réel résultat très rapidement.

1. Viser le long terme !

Ceinture UFCCa parait bête, mais la majorité des sportifs ont une vision court-terme. Rien de mal à cela pour celui qui veut juste s’amuser au travers du sport. Mais c’est bien la preuve que de là, part la différence entre amateurs et professionnels, voire même entre professionnels (grâce au talent pur) et élites. Il faut même être utopiste; tous les champions UFC se sont dit « je me mets au MMA pour prendre cette ceinture de l’UFC », aucun d’entre eux n’a jamais dit « Tiens, j’ai commencé pour m’amuser, et me voilà champion ».

Perdre 10 kilos avant l’été n’est pas un but; on les reprendra après l’été… Quel est l’intérêt ? S’entraîner pour être en bonne forme, en bonne santé pour le reste de sa vie, voilà un vrai but, extrêmement motivant.

Pouvoir porter 120 kilos n’est pas un but. En revanche, être ce gars qui ne rate pas un entraînement, ça, c’en est un.

Le but n’est pas de tout quitter pour s’entraîner à fond juste pour son prochain combat. Le but, c’est de s’entraîner pour être meilleur l’année d’après. Et encore meilleur l’année d’encore après.

En ignorant les résultats qui sont supposés arriver sur le court-terme, et en se concentrant sur le long-terme, les résultats arriveront d’eux-même, et la motivation restera intacte. Surtout, il faut aimer ses entraînements, c’est la priorité #1 ! Il ne faut pas aborder le fait d’être en bonne santé, ou le fait de devenir un champion comme quelque chose de difficile. S’entraîner tous les jours peut être chouette, normal. Pas un sacrifice, pas une corvée, encore moins une obligation. Juste une activité agréable de la journée ! Ce qu’il y a de paradoxal, c’est qu’en se concentrant sur la régularité pour atteindre un objectif long-terme, les résultats arrivent déjà à court termes !

2. Eviter le sur-entraînement !

SurrentraînementPrincipalement au début, principalement lorsqu’il n’y a pas de deadlines. Le sur-entraînement n’est pas mauvais… De temps en temps ! C’est très simple; regardez la majorité des champions à l’UFC, ils sont tous souvent blessés. Et ils se blessent tous aux entraînements. Cain Velasquez, Jon Jones, Chris Weidman, Johny Hendricks, Anthony Pettis, Jose Aldo, ils sont tous réputés pour se blesser souvent. Aussi, Dominick Cruz en a même perdu sa ceinture ! Quel est l’avantage à se sur-entraîner si on peut du coup moins combattre ?

Que se passe-t-il lorsqu’on est blessé ? On ne s’entraîne plus pendant toute une période. Que se passe-t-il lorsqu’on ne s’entraîne plus pendant toute une période ? On revient moins fort lorsqu’on peut reprendre. Alors, où est l’intérêt de se sur-entraîner au risque de se blesser de de perdre du temps sur le long terme ? De plus, lorsqu’on s’entraîne trop intensément un jour, on risque d’être moins efficace le lendemain. On n’y gagnerait même pas énormément à se sur-entraîner chaque jour sans se blesser. Il faut s’entraîner avec un objectif de « volume », moins avec un objectif d’intensité. Le volume permettra de mieux gérer l’intensité en temps voulu, contrairement à l’inverse.

Une chouette phrase qui a beaucoup de sens en anglais vis-à-vis de ce concept et qu’il faut bien garder en tête; training to failure just wears you down, it does not build you up !

Rome

Rome ne s’est pas fait en un jour.

3. Progresser lentement, mais sûrement !

Fort lié au point précédent, il est important d’être patient, ne pas foncer, se donner trop que pour atteindre son objectif. On a tous fait des études. Etudier la veille, c’est bien car la mémoire courte permettra de réussir l’examen. Si il faut en reparler 3 mois plus tard, on ne sait hélas plus rien dire sur le sujet. A l’inverse, en relisant son cours chaque soir, on l’apprend réellement. Le corps fonctionne de la même manière, il apprend davantage en s’entraînant un peu tout le temps, qu’énormément soudainement. Si on répète un triangle choke 5 fois à un entraînement, puis qu’on ne le refait plus pendant 3 semaines, on sera incapable de l’utiliser lors d’un combat 3 semaines plus tard.

La seule différence entre l’étude et l’entraînement, c’est la progressivité/la variation qu’il faut bien évidemment ajouter dans les entraînements. Un exemple simple; vous êtes dans votre chambre, au calme. Votre voisin met de la musique, au début, cela vous dérange. Si, au bout d’une heure, la musique est toujours allumée, cela deviendra un bruit de fond, vous y serez habitué, et elle ne sera plus dérangeante, ce sera normal. C’est pareil pour l’entraînement; quelqu’un qui court 5 km tous les jours se demandera pourquoi il ne perd pas de poids; il s’agit d’un processus normal de sa journée. Au début, il aura peut-être perdu un peu de poids car c’était nouveau pour son corps (la musique qui dérange les 10 premières minutes), mais au bout de quelques entraînements, son corps y sera habitué; c’est le « nouveau normal ».

Ce que tu veux avoir là-bas, tu ne l’auras pas ici. Si vous voulez un résultat différent, vous avez besoin de faire quelque chose de différent. Si vous voulez du progrès chaque semaine, il faut progresser chaque semaine. Ajouter une rep’, diminuer un temps de pause, ajouter une série, augmenter la résistance, augmenter la durée, changer de routine. Il existe mille manière d’évoluer dans son entraînement, il faut en utiliser une continuellement. Même pas eu besoin de citer Jean de la Fontaine.

4. Perfectionner ses forces

Il Bruce Leeexiste des milliards d’exercices différents. C’est impossible de tous les faire. Il faut faire avec ses faiblesses; et bien qu’il soit important de les travailler, il est également – voire d’autant plus – critique de travailler ses force. Comme le disait Bruce Lee « I fear not the man who has practiced 10,000 kicks once, but I fear the man who has practiced one kick 10,000 times.« . Lorsqu’on rentre dans la cage contre José Aldo, on connait ses forces (leg kicks/striking) et ses faiblesses (cardio/lutte) et pourtant, beaucoup continuent à tomber. Ses forces sont tellement développées qu’elles sont difficiles, ou impossibles à contrer, jusqu’à en oublier ses faiblesses.

D’après Paul Wade, rédacteur de Convict Conditionning, 6 exercices de corps peuvent rendre un homme purement fort; les squats, les pompages, les leg raises, les handstand pushups, les ponts et les tractions. Quelqu’un d’excellents dans ces 6 exercices sera extrêmement fort et complet. Il ne faut pas se casser la tête, des fois, la simplicité suffit pour percer.

Beaucoup de sportifs perdent du temps en arrivant à l’entraînement et en faisant un peu de ça, puis un peu de ceci. La majorité des élites du sport développent sans cesse les bases de leur(s) force(s) tout en apprenant peu à peu d’autres techniques ou aspects de leur sport pour ajouter à leur arsenal. L’exemple simple en MMA; quelqu’un qui a fait un an de boxe, un an du Jiujitsu et un an de lutte ne pourra probablement rien faire contre quelqu’un qui a fait 3 ans de MMA en entraînant sa boxe à 80% et en apprenant des bases en lutte et au sol. Debout, il perdra, il aura du mal à amener le combat au sol et, si il y arrive, ne pourra pas complètement exploiter cet avantage.

5. Avoir un programme & un calendrier

Ne jamais arriver à un entraînement en se disant « que vais-je faire aujourd’hui ? ». Un entraîneur, un coach prépare son cours préalablement. Si vous vous entraînez seul, vous devez combler ce rôle. Au même niveau, il faut absolument éviter les questions du style « quand vais-je m’entraîner ? » d’où découlent les « serai-je assez motivé après le boulot ? » ou « aurai-je assez de temps ce soir pour m’exercer ? ». Il est bon de s’entraîner lorsqu’on est motivé, mais il est primordial de prévoir et planifier un entraînement. Comme dit au point 1, si notre sport est un plaisir, la motivation viendra avec.

Avoir un planning permet d’éviter de se demander si on aura le temps et/ou la motivation de s’entraîner. Prévoir son entraînement et organiser sa journée en fonction, ça libère automtiquement le temps de pouvoir le faire. Il y aura toujours des empêchements cependant. Le tout est de ne pas rater un entraînement, et un en clin d’oeil, rater 2 semaines d’exercices ! Avec un calendrier, on peut avoir un empêchement et reprendre le rythme le lendemain, ou deux jours plus tard. Rien de grave, en somme.

6. Noter les performances

En business, on dit qu’on peut gérer tout ce qu’on peut mesurer. Il en va de même pour les performances. Il ne faut pas s’y fier à 100%; si on fait 12 répétitions d’un exercice un jour et seulement 9 la semaine d’après, cela ne veut pas dire qu’on a perdu quoi que ce soit; il y a trop de facteurs qui influencent une performance; la motivation, la fatigue, la digestion, l’altitude, la façon de réaliser l’exercice, etc, etc. Encore une fois, il ne faut pas se fier sur le court-terme, quoi qu’il arrive, ces 12 reps auront augmenté 6 mois plus tard, encore plus 12 mois après, etc.

L’avantage de ce dernier point, réalisable en Excel, ou sur papier par exemple, est qu’il couvre le reste;

  1. Je fais des progrès long-terme !
  2. Je travaille bien mon volume plus souvent !
  3. Je progresse lentement, mais je progresse énormément, et correctement !
  4. J’accentue mes entraînements sur mes forces, tout en ajoutant de nouveaux skills à mon arsenal ! (Nouveaux skills pouvant devenir des forces) !
  5. Je respecte mon calendrier, je rate très peu d’entraînement !Chris Weidmann et sa ceinture

Vous avez maintenant tous les éléments en main pour devenir un grand athlète, ou simplement quelqu’un en excellente forme, en excellente santé. Dans votre propre évolution, il reste toujours un point crucial; gardez l’esprit ouvert. Beaucoup de méthodes sont valables et correctes pour arriver à atteindre un objectif. Croyez en vos méthodes, mais restez à l’écoute des autres. Vous pouvez ne pas être d’accord avec une méthodologie, mais il faut préalablement au moins la comprendre; rien de plus énervant pour un footballer d’entendre que son sport, c’est « 22 cons qui courent après un ballon » ou un combattant MMA entendre que « le MMA, c’est pour les brutes sans cervelles ». Pareil pour les méthodes d’entraînement, même si au final, on ne sera pas d’accord, elles peuvent toutes être bonnes à entendre !

 

Par Christopher Genachte



Catégories :Dossier

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1 réponse

  1. Super Article, bien complet, comme d’hab!
    On lit la passion à travers les mots …
    Top !

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