Les conneries du MMA

Récemment, beaucoup de posts sont sortis sur les bienfaits du MMA, dans le but d’ouvrir l’esprit des gens quant à ce sport qui possède énormément de points positifs. Pour une fois, ne soyons pas trop utopiste; restons réalistes. Ce magnifique sport possède en effet une floppée de points positifs sur énormément de niveaux, mais il y a également certains points indéniablement mauvais. Comme dans chaque sport; le foot et l’argent, les simulations, les magouilles et le manque de respect entre joueurs; l’haltérophilie et les problèmes d’articulation et de dos; le marathon et les genoux, etc.

Tous les sports ont leurs bienfaits et leurs désavantages. Le MMA n’est certainement pas une exception, et il est primordial d’en être conscient et ouvert. Parcourons ensemble cette liste mi-subjective, mi-objective qui se veut cependant réaliste !

1. La pesée la veille du combat.

Probablement la plus belle connerie du sport pour la simple et bonne raison qu’elle pourrait être facilement rectifiée, mais ce n’est pas le cas pour (possiblement) des raisons d’argent. En effet, faire de la pesée un événement à part, la veille, permet un mini-event qui attire les foules, permet d’afficher les sponsors une fois de plus, etc.

Renan Barao à la peséeA côté des gains de l’organisation, qu’il y a-t-il de positif à la pesée la veille ? Rien. Les combattants essaient d’en profiter pour perdre un maximum de kilos la veille du combat et les reprendre pour le jour J, en se déshydratant complètement. C’est une chose incroyablement mauvaise pour la santé, et surtout… Extrêmement dangereuse. Oui, dans une organisation amatrice, un combattant est allé trop loin et en est décédé. Et il ne faut pas chercher si loin; Renan Barao, en se préparant pour son combat pour le titre face à TJ Dillashaw, est tombé dans son bain, se faisant mal à la tête, et le forcant à annuler le combat à 24 heures de celui-ci !

De plus, ne serait-il pas préférable de combattre à son poids naturel ? Finalement, c’est là où notre corps est le plus performant. Ce serait tout de même plus agréable pour le champion de se dire qu’il est le meilleur combattant pesant 77kg, et non le meilleur combattant pouvant peser 77kg la veille, qui combat en fait à 83kg contre des adversaires de 81kg.

Malheureusement, on ne semble pas en bonne voie pour que la pesée le jour du combat s’officialise.

2. Les longs préavis avant un combat

A un niveau professionnel, peu nombreux sont les combattants qui acceptent un affrontement à 2 semaines de celui-ci. La majorité souhaite un préavis de minimum 8 semaines. Alors, cela peut se comprendre d’un point de vue marketing; l’organisation peut annoncer un combat longtemps à l’avance pour que les fans aient l’occasion de réserver leur vol et leur hôtel bien à l’avance à des prix raisonnables.

D’un point de vue combattant, cela va à l’encontre du spirit du MMA; ils se considèrent comme des guerriers. Un guerrier est supposé être prêt à tout moment. Il ne faut même pas aller si loin qu’à l’époque où l’homme combattait pour sa survie; les joueurs de foot jouent chaque week-end, voire plus, si l’on demande à un tennisman de participer à un tournoi qui a lieu deux jours plus tard, il ne dira pas « non, je n’ai pas eu le temps de me préparer ». Alors, certes, c’est un sport de combat, on prend des coups, donc c’est plus « risqué » d’arriver dans la cage peu préparé qu’à un match de tennis. Ceci étant dit, le principe de demander 8 semaines ou plus de préparation pour ton métier frôle le ridicule. Un combattant est quand même supposé savoir combattre, à n’importe quel moment et contre n’importe qui. Ce serait même plus palpitant de n’offrir que deux semaines de préparation à un combattant; ce serait plus challenging pour les coachs pour adapter leurs cours, analyser l’adversaire et développer une stratégie rapidement.

3. Le surrentraînement

SurrentraînementExtrêmement mauvais pour le corps, et pleinement stupide. Le surrentraînement provoque des blessures, ce qui est finalement mauvais sur le long terme. Qui sera meilleur, celui qui s’entraîne normalement tous les jours pendant 6 mois, ou celui qui s’entraîne trop pendant 2 mois, se blesse 1 mois, et reprend l’entraînement intense pendant 3 mois ? Être inactif 1 mois dû à une blessure, c’est un retour à la case départ, ou presque; ce dernier perdrait 2 à 3 mois de sa préparation. Et l’expérience nous montre que ces combattants ont cette tendance à souvent se blesser, jusqu’à souvent décevoir les fans.

Ce point est par ailleurs lié au précédent; d’un côté, le fan qui réserve tout pour voir son combattant préféré qui se blesse à 1 semaine du combat. Décevant, non ? Aussi, si ces athlètes se tenaient juste prêt en permanence, comme tout autre sportif, et connaissaient leur adversaire à 2-4 semaines de l’événement, ils se concentreraient davantage sur l’aspect stratégique et optimaliser leurs entraînements techniques pour être prêt pour cet adversaire précis, sans trop axé les trainings sur le physique et ce qu’il s’en suit.

4. Les risques des sports de combatSaffiedine contre Marquardt avec un jab

Le moins « grave ». Forcément, on ne peut pas faire sans. C’est un sport de combat, les combattants prennent des coups, et il est difficile d’argumenter positivement là-dessus. Oui, cela nous rend fort, courageux, discipliné, respectueux, musclé, et si bien entraîné (et non surrentraîné comme soulevé au point précédent) en bonne santé physique.

Mais, oui, les combattants prennent des coups à la tête et ce n’est certainement pas bon. Maintenant, cela fait des années que d’autres sports sont intenses au point d’avoir des mauvais côtés du même genre; le rugby, le football (le vrai, américain), même le soccer (exemple récent avec Dries Mertens, bien que les chocs soient moins fréquents), ou simplement n’importe quel sport de combat.

Cependant, le MMA peut se défendre; il a été médicalement et scientifiquement prouvé que c’était moins dangereux que la boxe anglaise, malgré les apparences, pour deux raisons:

  • Les gants sont plus petits; il faut moins de coups à la tête pour qu’un combattant soit KO; on détruit dès lors moins d’électrolyte
  • Une fois qu’un combattant est KO, le combat est terminé et l’athlète est médicalement suspendu 45 à 90 jours. Dans les autres sports de combats, un fighter peut être mis au tapis et reprendre l’affrontement s’il reprend ses esprits endéans les 10 secondes.

 

Un magnifique sport, avec beaucoup de bienfaits ? Oui. Mais il faut garder certaines réserves; il y a des côtés négatifs et des points améliorables que personne ne peut nier. Ce sujet reste d’ailleurs ouvert; il n’est pas impossible qu’une partie deux soit rédigée à l’avenir… D’autres points négatifs peuvent exister et avoir été omis ici.

Par Christopher Genachte



Catégories :Dossier

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