Le low-kick au mollet: Pourquoi ?

Ben « Smooth » Henderson face à Frankie Edgar II pour la ceinture des poids légers de l’UFC; le champion Benson garde sa ceinture et utilise, à nouveau, des techniques inhabituelles. Notamment, des kicks qui visent le mollet. Par la suite, nous avons également vu José Aldo cibler cet endroit avec ses kicks, Lyoto Machida, Anderson Silva, et bien d’autres.

Cela semble assez bizarre. En Muay Thai, en kickboxing, en MMA, on apprend et on voit les professionnels viser soit le milieu de la cuisse, soit la fin du muscle, juste au dessus du genou. Classique. Alors pourquoi certains athlètes se sont aventurés à frapper plus bas ?

Ce coup peut avoir 3 intentions différentes, et certaines sont complémentaires:

  • Casser la base de l’adversaire: qu’on soit en position défensive ou offensive, un simple low-kick sur la jambe d’appui d’un adversaire peut le déséquilibrer, permettant alors soit d’enchaîner avec une combinaison ou un takedown, ou simplement de sortir du champ d’attaque de l’adversaire.
  • Déconcentrer l’adversaire: on peut juste « toucher » la jambe de l’opposant avec un petit kick rapide pour préparer un ou plusieurs coups de poings qui auront plus d’impact puisque l’attention de ce dernier a été attirée ailleurs.
  • Faire mal: envoyer le coup à toute puissance pour faire mal à la jambe de l’adversaire, qui permettra sur le long terme de soit finir le combat grâce à cette technique répétée, ou au moins, enlever l’efficacité de la jambe de l’opposant ce qui diminuera ses capacités de lutte et sa force de frappe, entre autres.

Aldo kick sur EdgarLe dernier point est l’intention pour laquelle certains athlètes se sont concentrés sur le mollet et non les classiques du haut, du milieu ou du bas de la cuisse. Le but premier est donc de rendre la jambe visée inexploitable jusqu’à rendre l’adversaire incapable de lutter correctement ou de frapper de toute puissance, voire même de simplement l’empêcher de se déplacer correctement pour mettre fin au combat par ce biais. Pat Barry, Rafael Dos Anjos, José Aldo, Melvin Manhoef, Tarec Saffiedine en sont de grands spécialistes.

Pour rendre une jambe presqu’inutilisable via des low-kicks, il existe deux moyens:

  • Attaquer le tissu musculaire: cela peut provoquer un gonflement, des crampes et une détérioration progressive des fonctions de la jambe.
  • Attaquer le nerf sciatique: cela peut provoquer la perte immédiate, mais temporaire, du contrôle du membre.

Nerf sciatiqueLorsque le tissu musculaire est visé, selon la résistance de l’adversaire, cela peut prendre du temps avant que les kicks aient un réel impact. Dans la cuisse, le nerf sciatique est assez bien protégé, dès lors, c’est en général la détérioration progressive des fonctions de la jambe qui sera l’objectif d’un low-kicker. L’avantage, c’est qu’entre 2 rounds, la pause d’une minute refroidit le muscle et aggrandit les conséquences de la stratégie. De plus, la cuisse est un gros muscle et handicappe davantage l’adversaire que si le muscle du mollet était endommagé.

Le mollet sera alors visé pour attaquer le plus long nerf du corps humain, celui qui part du bas du dos jusqu’au pied et qui permet donc de pulvériser la structure qui reçoit et envoie les informations d’un groupe musculaire. En touchant ce nerf sciatique, c’est pratiquement toute la dextérité, la stabilité et la mobilité de l’adversaire qui seront diminuées.

Le pour et le contre:

Lors de l’apprentissage des low-kicks, selon le coach, il sera recommandé de viser plus ou moins haut sur la cuisse. Pour un athlète qui prépare (set up) parfaitement bien un kick, il lui sera conseillé de viser assez bas sur la cuisse; en effet, cela fera un effet « 2 en 1 »; endommager la cuisse et viser l’endroit de ce muscle où le nerf sciatique est le moins protégé. Quelqu’un qui préfère envoyer un kick puissant d’entrée de combinaison visera un peu plus haut car un kick au dessus du genou est bien plus facile à défendre (check) qu’un kick qui arrive plus haut.

Viser le mollet rend la tâche de la défense assez difficile; on supprime le risque de la technique provenant des arts Philipens appelée « destruction »; défendre un kick avec le genou comme l’a utilisé Chris Weidman face à Anderson Silva. Si l’adversaire soulève sa jambe, le bas du mollet sera touché et la jambe sera tout de même aussi balayée. Pour finir, impossible d’attraper ce kick qui vient si bas. Et si l’adversaire n’a pas le réflexe de tenter une défense, le nerf sera plus rapidement touché.

Par Christopher Genachte



Catégories :Dossier

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