L’analyse inutile des BMIs en MMA

Alors que certaines analyses en MMA peuvent s’avérer utiles, telle que l’analyse des morphotypes, d’autres s’apparentent moins utiles, bien qu’intéressantes. Voici les résultats du top 5 de chaque catégorie de poids qui reprennent la taille et le BMI de chaque athlète. Le poids et la taille permettent de calculer le BMI (Body Mass Index), qui, de manière peu poussée, permet d’estimer la morphologie d’une personne. L’indice sous 18 indiquera souvent qu’une personne doit prendre du poids car elle se rapproche du seuil de la maigreur (ou l’anorexie) alors que le surpoids commence en général lorsqu’on dépasse les 25, l’obésité morbide à 30. Attention, il s’agit d’un indicateur; certaines conditions plus poussées peuvent changer ces diagnostiques; être sportif et avoir un BMI de 28 n’indique par exemple pas un surpoids dangereux pour la santé !

 

BMI MMA

*Ces athlètes procèdent à un weight cut – leur BMI lors des combats est plus élevés; à l’exception des poids lourd de la liste.

Aucune conclusion ne peut être tirée de ce rapport. Mais des statistiques intéressantes en ressortent;

  • Dans toutes les catégories, un athlète du top5 est bien plus grand que la moyenne et perçe (Moraga, Cruz, Cerrone, Condit, Rockhold, Gustaffson & Browne). Ceux-ci sont en majorité des strikers.
  • Il n’y a qu’en LHW et en HW qu’il existe des grandes différences de taille, donc de BMI. En général, les BMI fort élevés sont des lutteurs de base (Cormier, Evans, Velasquez)
  • Plus la catégorie de poids est basse, plus le BMI est bas (sauf: FW & LW presqu’équivalents, WW & MW presqu’équivalents).
  • Celui possédant le BMI le plus élevé de tous (de cette liste) est le champion poids lourd. Un sport ouvert à tous, évidemment !

Il y a une logique assez flagrante derrière ces points; il a déjà été analysé que les catégories les plus légères possèdent des athlètes plus rapides, plus techniques. Il n’y a donc pas de place pour des petits bien baraqués qui seraient alors puissants mais plus lents. En lutte, la taille est moins un avantage qu’en pieds-poings. Nous verrons donc souvent des lutteurs de petites tailles percer dans des catégories plus lourdes, alors que les strikers de grande taille ne seront pas dérangés d’avoir un BMI plus petit que leur adversaire.

Tout comme selon sa morphologie, c’est le style qui va déterminer la qualité d’un athlète. Il faut que chaque combattant se trouve un style qui donne à sa morphologie un avantage. Ajouté à cela, le BMI (le poids choisi selon sa taille) jouera aussi un rôle dans la réussite. Il y a bien toute une réflexion derrière une carrière dans cette discipline !



Catégories :Dossier

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