A la rencontre de Ryad Merhy

DSC_0675-EditRyad Merhy, ce jeune boxeur belge d’origine Libano-Ivoirienne âgé de 22 ans fait déjà des vagues en Belgique et commence à faire parler de lui sur la scène internationale. L’occasion pour la rédaction 360-mma.com de le rencontrer et de le présenter à ses lecteurs.

Professionnel en boxe anglaise depuis maintenant 2 ans, Ryad affiche déjà un solide palmarès; du haut de ses 16 victoires (dont 14 par KO) sans la moindre défaite, le mature jeune homme garde la tête sur les épaules quant à sa situation actuelle:

Je n’ai pas encore atteint la maturité en ring qu’il me faut pour faire partie de plus grands dans ma catégorie (ndlr: Cruiserweight). Je n’ai pas encore assez de rounds dans le corps pour effrayer les champions actuels; dans cette classe de poids, les athlètes sont aux alentours de 25-30 ans; j’ai encore du temps pour être au taquet.So I take my time and I’m going one step at a time. J’arrive sur ma troisième année professionnelle; les combats vont s’endurcir et on veut monter dans le top50, appuyé par un gros événement en décembre.

Ryad, qui s’exprime souvent en « on », compte sur une grosse équipe derrière lui pour le mener à ses fins. Loyal, il travaille toujours auprès de son premier entraîneur de boxe, Patrick Theys qu’il a connu lorsqu’il a découvert le Kyrios Vitalis à 14 ans. Ce dernier lui a appris toutes les bases du sport et a été le premier à croire en ses capacités. Avoir une telle personne à ses côtés est riche pour un athlète, mais au fil du temps, il a constitué une équipe solide.

Ryad et Jonas à l'échauffement

Ryad et Jonas à l’échauffement

Au dela de mon mentor Patrick Theys, toujours à mes côtés, j’ai un nouveau coach depuis mars 2015; Daniel Beun qui possède un trop plein d’énergie; depuis que je le connais, je ne me suis jamais réveillé aussi tôt pour boxer (rires).

Jonas Wallens, mon jeune, mais déjà expérimenté préparateur physique; il me pousse dans mes retranchements pour être au top physiquement sur le ring. Je ne peux certainement pas exclure mon ostéopathe qui s’assure que mes vertèbres sont en place; Frederic Aert. Et surtout, pour en être là où j’en suis actuellement, je me suis entouré d’Alain Vanackère, le meilleur manager du pays; il gère ma carrière, me trouve des combats et défend mon nom lors de conventions internationales, ainsi que de Marc Duvinage qui est le plus extraverti de la bande, qui défend mes intérêts et sur qui je peux toujours compter !

Et finalement, le plus important. La #TEAMMERHY; ceux qui viennent casser leur voix à chaque gala, qui s’y font remarquer et qui me soutiennent depuis si longtemps. Un tout grand merci à eux.

Comme quoi, à 22 ans, le gant de bronze 2014 (meilleur espoir belge de boxe anglaise) possède déjà une équipe complète derrière lui pour le mener à ses fins. Cependant, il a beau avoir l’équipe qu’il veut derrière lui; il faut aussi une sagesse et une stabilité pour atteindre des objectifs si haut placés. Stabilité qu’il doit à sa copine, Tessa Yourassowski:

On s’est connu tôt; je venais seulement de commencer la boxe. Elle a pu voir mon évolution de mon premier combat amateur jusqu’à aujourd’hui. Cette discipline demande beaucoup de sacrifices; je me suis donné 5 ans pour voir jusqu’où je pouvais arriver et Tessa me soutient énormément même si elle abuse un peu trop (rires). Avoir quelqu’un qui t’apporte une stabilité quand tu pratiques un sport de haut niveau, c’est super important. Un célibataire qui ne se fixe pas d’objectif, qui sort et qui boit, c’est foutu; il rentre dans un cercle vicieux. Ma Tessouille me permet de rester sur le bon chemin; force de caractère et discipline pour arriver au top !

Le top n’est déjà plus si loin pour notre jeune talent belge qui est récemment rentrer dans le top100 international de sa catégorie de poids. Un développement qu’il réalise sur le plat pays; en effet, sa discipline reste plus développée que le MMA, lui permettant de bien commencer sa carrière au pays de la frite, d’y solidifier son nom avant d’envisager quoi que ce soit. Une stratégie opposée à l’un de ses amis, également bien connu dans le domaine des sports de combat; Tarec Saffiedine, avec qui il s’entraîne lorsque ce dernier revient à ses sources. Le jeune boxeur a d’ailleurs une belle réflexion sur son homologue et sa discipline:

Notre rédacteur, Tarec & Ryad

Notre rédacteur, Tarec & Ryad

Le MMA est une discipline très complète. Nombreux sont ceux qui la critiquent et la dénigrent parce qu’ils considèrent cette dernière comme violente. Mais comme je dis toujours, chaque sport à son niveau de violence et tout dépend de la personne qui la pratique. Il y a des boxeurs très techniques qui feront un combat propre et des boxeurs aggressifs qui cherchent à démolir l’adversaire. Tarec, il a bien fait de s’expatrier pour se développer; en Belgique, c’est impossible d’aller loin en MMA et de toute façon, ses résultats parlent d’eux-mêmes. C’est quelqu’un qui ne connait pas le mot « vacances », ni le mot « repos » (rires). Il a besoin de faire sa routine à chaque fois qu’il vient chez nous. Mais avant d’être un athlète en or, c’est un gars en or. J’espère que 2015-2016 lui sera bénéfique.

Pour ma part, si je termine tout ce que j’ai à faire en anglaise, et que je suis encore en bon état, je songerai peut-être à une brève reconversion vers le MMA (rires).

Il saura déjà chez qui il pourra s’entraîner en cas de reconversion ! La tête sur les épaules, c’est une force qu’il possède. Mais il a une tête remplie sur les épaules; malgré son jeune âge, au dela d’une structure complète derrière lui et d’une stabilité parfaite dans sa relation amoureuse, son interview montre qu’il sait utiliser sa tête, en plus de savoir utiliser son corps dans un ring. Contrairement à ce que de nombreux préjugés expriment, Ryad est quelqu’un de réfléchi, et quelqu’un d’ouvert. Revenons au début de sa carrière; là où tout a commencé… Petit, le belge d’origine Libano-Ivoirienne était un touche-à-tout, il jouais au foot avec ses amis du quartiers, il participait à toutes les activités sportives inter-écoles. Mais ce n’était pas assez; hyperactif, sa mère décide de le mettre au judo, âgé alors de 14ans. Au bout d’une heure, il décide d’arrêter: c’est trop… MOU pour lui. Et c’est une semaine plus tard qu’il décide d’ouvrir les portes du Kyrios Vitalis afin d’adopter ce sport. Par la suite, il se lancera dans la lecture du manga « Hajime No Ippo » qui confirmera alors sa passion. Amateur, pro, espoir, son développement fut rapide et est unique. Et c’est là qu’on remarque quelqu’un qui a les outils d’un grand entre les mains. En plus de son talent, son mental et son intelligence font de lui un futur champion:

Le travail paie. Je le sais depuis le début, mais c’est motivant d’en avoir les preuves. Avoir été élu meilleur espoir de l’année me l’a prouver et la seule chose à laquelle je pensais, c’était: « Je ne m’arrête pas là !! » Enfin, plus précisément « On ne s’arrête pas là !! ». L’objectif maintenant est d’avoir un nouveau trophée avant la fin 2015 !

DSC_0949Avant d’être un professionnel de son sport, Ryad Merhy est un fan de ce dernier. Un fait qui l’aide à se développer plus vite également..

Mes inspirations, je les prends chez un peu tout le monde du petit débutant aux grandes stars de la boxe. Je me pose, j’étudie le mouvement et je l’adapte à ma boxe. Si je dois choisir un coup de coeur, c’est Saul ‘Canelo’ Alvarez.

Etre fan du sport est un plus. Après, cela dépend de l’athlète; moi, je peux apprendre rapidement en observant un mouvement, une technique et j’essaie de la sortir en sparring. Pareil pour analyser préalablement un adversaire; j’aime regarder une ou deux fois ses vidéos, mais pas plus. Ca me permet de voir ses forces et faiblesses, mais d’un côté, un combat n’est pas un autre. Donc, je ne prépare jamais de gameplan précis ! A l’inverse, j’ai besoin de me voir en image pour corriger mes propres erreurs. Après un combat, ou après un sparring, je visionne une bonne dizaine de fois ma vidéo dans la soirée même !

Et voilà la recette gagnante pour mener un jeune talent au plus haut niveau. Mais ce n’est évidemment pas tout. Tellement de facteurs rentrent en jeu, qu’au final, on pourrait parler de lotterie, comme dans tous les sports. Ceci étant dit, sa force est qu’il met toutes les chances de son côté, et qu’il a conscience de son plus gros défaut:

J’aime les sucreries. Heureusement, je peux remercier mes parents pour les gènes qu’ils m’ont offerts. J’ai un métabolisme particulier; je perds rapidement les kilos en trop ce qui me permet de ne pas me priver des bonnes choses de la vie, tant que les résultats suivent (rires). Je sais quand je dois faire attention, c’est tout ce qui compte !

J’ai également l’avantage de ne pas être du genre à stresser. Avant un combat, j’en ai toujours un petit peu pour rester concentrer avant de monter sur le ring, mais sinon, je suis très détendu et j’ai besoin de rigoler avec l’équipe pour qu’on soit tous en symbiose. Je m’entraîne 12 à 18h par semaine en fonction des dates des combats, j’ai confiance en mes préparateurs, d’où cette aisance avant d’affronter un adversaire !

Souhaitons le meilleur à ce jeune talent qui risque d’exploser très prochainement sur la scène internationale; RYAD MERHY.

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Catégories :Portrait

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1 réponse

  1. Je suis fiert couz

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