A la rencontre de Mickael Lebout

« Le MMA, c’est un sport de brutes sans cervelle. »

On l’a entendue cette phrase. Encore, et encore. Pourtant, au plus haut niveau se retrouvent des athlètes comme le français de 28 ans, Mickael Lebout. En effet, au dela de sa carrière professionnelle en MMA qu’il commence à entamer, Mickael travaille encore en tant que maître d’ouvrage dans le domaine du génie civil. Un sacré CV qui fait penser à Shane Carwin. 4 catégories de poids en dessous, il entrera dans la cage de l’UFC pour la 3e fois de sa jeune carrière face à un très solide adversaire en Steven Ray qui apparaîtra lui aussi pour la 3e fois dans l’Octagone. Mickael est très confiant à l’approche de son échéance du 24 octobre, à l’occasion de l’UFC Fight Night 76, à Dublin:

Steven Ray est solide et c’est un combattant complet, mais il n’aura pas à faire aux adversaires précédents; j’ai toutes les armes pour gagner ce combat. Il faudra être prêt physiquement et lui faire une véritable guerre. Je serai prêt le jour J.

L’ingénieur, en cas de victoire, pense pouvoir alors sceller sa carrière purement sportive et s’y concentrer à 100% pendant un temps. Retour en arrière sur la carrière du poulain de la MMA Factory, basée dans la capitale Française.

Le MMA est venu après une longue période de pratique de sports collectifs; handball et rugby. Je me suis ensuite naturellement dirigé vers le MMA qui, pour moi, était le sport de combat le plus complet au monde et cela a été un veritable coup de coeur.

Mickael LeboutUn coup de coeur qui se ressent rapidement puisque Mickael commence sa carrière professionnelle en 2011 en enchaînant les victoires jusqu’à obtenir un palmarès de 6-0, dont 4 par soumission. Malgré ce début de carrière prometteur, il ne s’aventurait pas dans une utopie lorsqu’il pensait à son avenir et ne rêvait pas d’une carrière dans cette discipline. La donne changera évidemment plus tard; lorsqu’il rencontre Nicholas Musoke, ce dernier se retrouve à l’UFC un trimestre plus tard…

C’est à ce moment précis que je me suis dit qu’il était peut-être possible d’aller titiller des athlètes dans des moyennes et grosses organisations. Le combat contre Musoke a réellement été un élément moteur dans ma carrière sportive !

Malheureusement, il subit deux défaites consécutives après cette réalisation. Tomber pour mieux rebondir puisque celui que l’on surnomme Ragnar se reprend et retrouve le chemin de la victoire, à 6 reprises d’affilée. C’est à ce moment-là que Mickael est logiquement contacté par l’UFC. Malgré son entrée logique dans la meilleure organisation de MMA au monde, cette excellente nouvelle l’a surpris:

L’UFC a été une surprise; mon coach Fernand Lopez travaillait sur le dossier en coulisse depuis des mois sans que j’y sois informé. Du point de vue des résultats face à des adversaires désignés comme étant des prospects, je pense avoir amplement mérité ma place et la chance qui m’a été offerte.

Y être, c’est fantastique et incroyable mais ce n’est pas une fin en soi: il faut y faire sa place et c’est beaucoup plus difficile qu’ailleurs. La concurrence est grande et il ne suffit plus de gagner, il y a une partie spectacle importante.

C’est clair. L’UFC, c’est l’élite du sport et il s’agit au final d’un sport dont l’une des finalités principales est de plaire au public, to entertain. L’organisation prend l’athlète de la MMA Factory au sérieux puisque son premier adversaire n’est autre que Sergio Moraes; un très solide morceau au sol qui a enchaîné médailles sur médailles en Jiujitsu Brésilien avant d’atterrir au TUF: Brazil. Lors de la finale dans laquelle il remplaçait Daniel Sarafian, il a surpris le public avec un striking développé mais perd à la décision. Il gagnera ensuite ses 2 combats suivants au sein de l’UFC, dont une soumission sur Neil Magny avant de se blesser. Le 11 avril 2015, à Krakovie, le Brésilien revenait de sa blessure pour acceuillir Mickael et s’imposait 29-28 au terme d’un combat très disputé.

Suite à cette défaite, j’étais très déçu, je ressentais énormément de déception, des regrets. Je pense que j’aurais dû aller chercher cette victoire sans réserve. Maintenant, c’était mon ticket d’entrée à l’UFC, ce n’était pas le match rêvé mais cela m’a permis d’aborder les combats à venir différemment.

Lebout MoraesEn effet, le français confie à 360-mma.com que chaque défaite peut servir d’expérience d’une part et de leçon d’autre part. Il n’a d’ailleurs pas pris son adversaire suivant à la légère; c’était à son tour d’acceuillir un nouvel athlète au sein de l’organisation, le Finlandais Teemu Packalen, 7-0 dont 5 soumissions et 2 TKO. Un combat qui prend place dans la sous-carte de l’UFC Fight Night 72 à Glasgow, dans une arène survoltée qui encourage le français lors de ses réplicas des « f-ck you kicks de Donald Cerrone ». Une ambiance de feu qui améliore la première victoire de Mickael Lebout dans la cage de l’Ultimate Fighting Championship

Gagner à l’UFC, c’est franchement quelque chose de différent – je ne crache cependant sur aucunes de mes victoires – mais là, c’est différent, ça ne s’explique pas. Lors de l’UFC Glasgow, je dois avouer que la salle était particulièrement bouillante ce soir-là. C’était une ambiance de dingue, c’était vraiment sensationnel !

Lebout PackalenUne victoire à l’UFC, c’est en faire partie intégrante. Celui qui est fan d’athlètes comme GSP, Frankie Edgar, Max Holloway, Benson ou Cerrone est maintenant un des leurs, tout comme son partenaire d’entraînement Taylor Lapilus (2-0 à l’UFC) et maintenant Francis N’gannou qui fera ses débuts à l’UFC On Fox 17. Trois français à l’UFC, et tous viennent de la même enseigne; un avantage non négligeable:

Le fait d’être plusieurs de la même team permet de démystifier un peu la chose dans l’appréhension du combat. L’UFC, c’est la plus grosse organisation au monde, alors le fait d’y être à plusieurs en même temps permet une répartition de la pression. A la MMA Factory, il y a d’autre talents; il y a déjà ceux qui ont prouvé à maintes reprises et ceux qui montent, c’est un véritable nid à compétences.

Un pool de combattants qui l’appellent Ragnar, selon lui parce qu’il laisse un peu pousser ses cheveux et sa barbe… Et parce qu’il aime les sparrings intenses. Finissons le portrait de ce très intéressant combattant par un petit message à toute la presse du milieu;

Je tiens à remercier l’ensemble de la presse spécialisée qui nous permet de nous exprimer et de nous mettre en lumière. Je tiens également à saluer tous les gens qui nous encouragent et nous soutiennent ainsi qu’à l’ensemble des acteurs du MMA Français pour leur bienveillance.



Catégories :Portrait

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