A la rencontre de Mehdi Baghdad

The Ultimate Fighter: Team McGregor vs Team Faber

Photo by Brandon Magnus/Zuffa LLC/Zuffa LLC via Getty Images

Grâce à yellowcat.be, 360-mma a pu dresser le portrait de Mehdi Baghdad, ce produit français exporté aux Etats-Unis afin de s’y développer en tant qu’athlète MMA. Aujourd’hui âgé de 30 ans, « The Sultant » possède un palmarès de 11 victoires pour 3 défaites, actuellement champion RFA. Récemment, il a gagné en popularité grâce au TUF, The Ultimate Fighter, 22. En effet, il s’y est qualifié en battant Artem Lobov par décision au round éliminatoire. Malheureusement, le combattant de la Team McGregor s’est ensuite incliné face au mobile Julian Erosa.

Retour en arrière. Mehdi est sportif dès son plus jeune âge; il commence le foot à 5 ans et y joue pendant une douzaine d’années jusqu’à un niveau professionnel. Cependant, il arrête sa carrière net, considérant le sport & la mentalité comme faux.

J’ai pété un plomb et j’ai dit « Non, ce n’est pas pour moi ». J’étais bagarreur déjà à l’époque, donc j’ai été vers les arts martiaux parce que j’ai été déçu par le foot. Je suis allé dans une salle m’entraîner et j’ai accroché. J’ai ensuite vu un DVD du PRIDE avec tous ces Brésiliens et je me suis dit que je devais aller là-bas. Je bossais dans des marchés; je mettais de l’argent de côté pour aller m’entraîner au Brésil, je revenais, je travaillais, je repartais. J’ai fait 8 voyages de 3 mois et y ai rencontré mon entraîneur Daniel Woirin. Daniel a signé à la Team Quest et m’y a fait venir faire un test. J’ai plu à Dan Henderson et j’ai plus quitté les USA depuis.

Après un tel parcours, Mehdi tente tant bien que mal de percer dans ce sport en plein développement. L’année passée, il gagne la ceinture RFA et récemment, il participe au TUF 22: Europe (coach: Conor McGregor) vs USA (coach: Urijah Faber). Il revient dessus:

C’est dur de se développer dans ce sport. Daniel est parti de la Team Quest vers la Blackhouse où se trouve Ed Soares qui m’a fait signer un contrat avec le RFA. J’y ai gagné mon premier combat par KO et mon deuxième pour la ceinture également. Malgré que ce soit un gros show aux USA, je n’ai pas gagné en popularité dans mon pays. Maintenant, je reviens de mon expérience au TUF que j’ai adorée; m’entraîner avec le meilleur combattant du monde, ça m’a fait quelque chose, surtout je ne suis plus trop fan des athlètes de l’UFC. Mais m’entraîner avec lui m’a fait grave plaisir. Ma seule déception, c’est le fait que j’ai cassé ma main contre Artem; je n’ai pas pu profiter à 100% des entraînements et j’ai dû combattre Julian avec une main cassée. Je ne l’ai pas dit parce que je ne voulais pas laisser passer cette chance. Donc je reviendrai à 300%, je combat toujours pour le public, pas pour moi, je veux la guerre, je ne veux jamais gagner à la décision ! Mon but ultime, c’est l’UFC évidemment donc combattre pour eux, ça m’a fait vibrer. Ca me donne envie d’aller plus loin et de montrer toutes les techniques que j’ai apprises depuis 12 ans. 

The Ultimate Fighter: Team McGregor vs Team Faber

Photo by Brandon Magnus/Zuffa LLC/Zuffa LLC via Getty Images

A quand l’UFC pour celui qui est sur 7 finalisations consécutives ?

Là, on est en train de voir, de discuter mais je ne peux pas trop en parler. Mais il va y avoir de très bonnes nouvelles bientôt. On va bien représenter le pays comme il se doit. On va leur montrer la guerre. Comme j’ai fait un très beau show au TUF, on parlait de moi pour la carte du 11 décembre, mais je suis encore dans le plâtre à la main. Donc on verra pour l’année prochaine.

Malgré tout, il est forcément difficile de se faire connaître en France dans un sport qui n’y est pas médiatisé. Dès lors, le Français d’origine Algérienne reste le plus actif possible sur les réseaux sociaux; Facebook, Instagram. Il répond toujours à ceux qui le contactent et revient sur ses terres 2 à 3 fois par an pour y donner des stages.

Mehdi champion RFa

Cependant, avec le Cage Encounter qui a eu lieu à Paris récemment, des espoirs commencent à naître quant à voir un jour l’UFC débarquer dans la capitale bleu-blanc-rouge…

C’est sûr, un UFC à Paris et pouvoir y participer ce serait presqu’un rêve. Ce serait magnifique, c’est un objectif; un UFC à Paris avec Mehdi Baghdad, ça me ferait grave plaisir !

Ce Fernand Lopez a donné beaucoup d’espoir avec ce projet du Cage Encounter. D’ailleurs, c’est un nom qui revient lorsqu’on demande conseils à Mehdi pour les Européens qui souhaiteraient se développer en MMA:

Il faut avoir de l’argent. C’est malheureux, mais pour voyager et s’entraîner, il en faut. Sinon, dans certains pays d’Europe, il commence à y avoir de belles équipes qui s’ouvrent; en Suède, en Angleterre, même en France chez Fernand Lopez, et chez Cyrille Diabaté. Donc finalement, s’entraîner dur, avoir un solide mental, du gros sparring, « prendre des gros coups dans la gueule ». Surtout le gros mental, être prêt à aller à la guerre, comme on dit. S’entraîner, s’entraîner, s’entraîner; maintenant qu’il y a de belles salles, on peut réussir en Europe !

Souhaitons le meilleur à Mehdi « The Sultan » Baghdad pour son avenir en espérant qu’il fasse de belles choses au sein de la meilleure organisation mondiale !

 

 

Pictures courtesy of @ufc #ufc

 



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